L’invention de l’État autoritaire (France, XIIe-XVe s.)
Le projet
Retable dit de l’adoration de l’Agneau mystique, Jan van Eyck (achevé en 1432), Gand, cathédrale Saint-Bavon, panneaux inférieurs du côté gauche : les juges intègres et les chevaliers du Christ.
La mémoire civique française voit dans les XIIe-XVe siècles, du commencement du règne de Louis VI le Gros à la fin de celui de Louis XII (1108-1515), les commencements d’une France indissolublement liée à son territoire comme à son État. Cette perspective s’appuie sur une historiographie qui depuis le XVIIe siècle manifeste une immense fascination pour le développement de l’État central, ses prérogatives, ses initiatives, son autorité, son armée, ses splendeurs. A rebours de cette façon d’envisager le passé des Français, il faut se demander, pour les XIIe-XVe siècles, comment ils concevaient l’existence de pouvoirs publics, ce qu’ils en attendaient, ce dont on parle quand on utilise le mot « État ».
Publications
- L’invention de l’État autoritaire (France, 11e-15e s.), Paris, Passés Composés, 2027, à paraître.

