Les écrits personnels des Européens en Algérie

Participant(es)
Depuis une vingtaine d’années, l’histoire de l’Algérie coloniale connait un renouveau historiographique qui tend à explorer de nouvelles problématiques et à tester de nouvelles échelles d’observation. Les sources principalement institutionnelles, qui ont été inventoriées dans la première partie de cette enquête, ont montré que leur richesse fait de l’Algérie coloniale, un terrain d’enquête remarquable.
Quant aux « écrits personnels », ils constituent un ensemble aujourd’hui encore très disparate, peu ou pas inventorié et auquel peu de chercheurs se sont intéressés. La seconde partie de cette enquête entend donc localiser et inventorier, les écrits du for privé, qui sont disponibles librement, en langue française, à la consultation en France.
Il est nécessaire de préciser que nous nous intéressons aux écrits produits pendant la période de la présence française en Algérie et non à ceux rédigés, après 1962, depuis la France, par les rapatriés.
Les archives publiques permettent de repérer certains de ces écrits personnels, souvent dans les documents rentrés par voie extraordinaire dans les séries départementales, mais les « papiers de famille » sont évidemment la première piste. Le Centre de Documentation Historique sur l’Algérie, à Aix-en-Provence, met à la disposition du public, un immense fonds, constitué essentiellement par les legs effectués par des familles de français d’Algérie. Il constitue notre première localisation de recherche.
Certaines archives privées peuvent être également portées à notre connaissance par de curieux hasards, comme c’est le cas du journal de Théodore Fritz, jeune agronome installé en Algérie au milieu du XIXe siècle, dont nous avons récupéré le manuscrit, par l’intermédiaire de ses descendants. (https://europalg.huma-num.fr/s/guide-des-sources/page/theodore_fritz)
Over the past twenty years or so, the history of colonial Algeria has undergone a historiographical revival that seeks to explore new issues and test new scales of analysis. The primarily institutional sources, which were cataloged in the first part of this study, have demonstrated that their richness makes colonial Algeria a remarkable field of analysis.
As for “personal writings,” they constitute a body of material that remains highly disparate today, largely or entirely uncataloged, and to which few researchers have paid attention.
The second part of this study therefore aims to locate and catalog private writings that are freely available in French for consultation in France. It should be noted that we are focusing on writings produced during the period of French presence in Algeria, and not on those written after 1962 in France by returnees.
Public archives make it possible to locate some of these personal writings, often in documents that were added to the departmental collections through special channels, but “family papers” are obviously the first place to look.
In Aix-en-Provence, the Historical Documentation Center on Algeria makes available to the public a vast collection consisting primarily of bequests from French families in Algeria. This is our primary research location.
Some private archives may also come to our attention through curious coincidences, as is the case with the diary of Théodore Fritz, a young agronomist who settled in Algeria in the mid-19th century, whose manuscript we obtained through his descendants (https://europalg.huma-num.fr/s/guide-des-sources/page/theodore_fritz).

Le projet

Extrait du journal de Théodore Fritz, Philippeville 1856 (collection privée, reproduction autorisée)

L’enquête en cours au CRM sur les « Européens en Algérie » aux XIXe et XXe siècles a permis de mettre à disposition de la communauté des chercheurs, un guide de sources principalement appuyé sur les dépôts d’archives publiques en France.

La seconde partie de cette enquête vise désormais à localiser et inventorier des écrits personnels, produits en dehors de toute sollicitation institutionnelle, qui puissent servir à une meilleure compréhension de la manière dont les « Européens », de diverses origines migratoires, se sont installés et ont cohabité sur le sol algérien en interaction et en opposition avec les populations locales.

Ressources externes
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