La population de Charleville et des Ardennes du XVIIe à la fin du XIXe siècle
Participant(es)

Vincent Gourdon
CNRS

Doriane Hare
CNRS

Isabelle Robin
Sorbonne Université

François-Joseph Ruggiu
Sorbonne Université
Collaboration(s)
extérieure(s)
- Florian Langelé (Sorbonne Université)
- Fabrice Boudjaaba (CNRS)
- Youri Carbonnier (Université d’Artois)
- Claude Grimmer-Fontange (chercheuse associée).
Le projet
Le projet « Charleville » a été conçu pour étudier l’évolution sur la longue durée de la population d’une ville du Nord de la France, Charleville, à partir d’un ensemble documentaire exceptionnel, dont le cœur est constitué par les recensements des ménages de la ville, que les autorités municipales ont fait réaliser pratiquement tous les ans de la fin du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle.
Le projet s’est donc inscrit dans la tradition des grandes enquêtes démographiques menées en France, à l’image de celle des « trois milles familles » ou « TRA », lancée au début des années 1980 par Jacques Dupâquier, et qui est actuellement portée par l’INED. Il s’agit dans le cas présent de construire une base de données socio-démographique nominative à partir d’un échantillon au dixième des habitants de la ville sur deux siècles.
En outre, s’inspirant des avancées des enquêtes POPP et EXO-POPP de Sandra Brée, une nouvelle enquête élargie au département des Ardennes a été ouverte avec le projet ANR DAI-CRéTDHI qui vise à lire les registres paroissiaux et à reconstituer à l’aide de l’Intelligence artificielle les familles de l’actuel département des Ardennes au XVIIIe siècle. Elle travaille pour cela avec le L3i de l’université de La Rochelle, l’INED et l’université de Tours.
L’équipe Charleville a rejoint le SOSI du CNRS Observatoire d’Histoire des Populations (ObHisPop) mené par Sandra Brée qui a pour but la mise en commun des expériences et la transmission des acquis entre des équipes françaises et belges travaillant sur des projets alliant intelligence artificielle et histoire des populations.
